du chaos et du désordre
pantin pantois aux mains du nain
dans les abyssal fosse sans lendemains
désorienté mais coi
j'ai le sang froid
dans ce lac de sang
de feu et de membres sanglant
où l'on ne peut mourir
que souffrir
oh mes frères
je désespère
j'ai trahi mes paires
comme un bateau abattu par la mer
où le vent
tente de rattraper le temps
l'infini
mon esprit
mes mots
sanglots
mes pensées
respirer
le souvenir
guérir
je ne suis qu'un être
pourtant bien humain
je n'ai qu'une seule tête
pour supporter le poid inhumain
oh mes frères
dans mon c½ur
c'est la guerre
en mon dôme c'est la peur
dans le suaire
mon fantôme
l'engourdissement âpre du temps
qui passe nonchelemment comme un coup de vent
et la noirceur grise
de la ville cherchant le brouillard
---avant la grande crise
le grand étranglement du foulard
ou l'espérence qui nous serre le cou
et l'on croit devenir fou---
nous fais oublier notre nom
et chante des chansons
pour ne plus humecter le nectar
des jadis fleurs austères
---aux voiles si douloureusement noir---
qui vous dévorais l'âpre chair
dans le ciel
je sens que la lune va choir
dans la rivière
je sens que le saule cessera de pleurer
[...]


